13.09.2009
Les premiers jours II
Chapitre I : le premier jour - Mardi 8 Septembre 2009
Un petit réveil me sort de cette bonne nuit de sommeil. Je prend mon sac qui contient notamment le GPS, le plan de métro, la plan de la fac et la carte de la ville et me voilà parti à la quête de l'Université Polytechnique de Valence (UPV) et de mon école en particulier, l'Escuela Tecnica Superior de Ingenieros de Telecomunicacion (ETSIT).
Un petit stop au Media Markt (équivalent à Planet Saturn, comme le nom pouvait le laisser supposer) pour voir s'il y a des CDs de mes groupes espagnols préférés, mais la quête n'est pas très prolifique. Après un début d'errance pour tenter de trouver la ligne 4 du métro, je choisi la solution de facilité et reviens sur mes pas pour prendre la ligne 1 devant le Media Markt qui va m'emmener à la ligne 4. Après un instant de galère devant les machines automatiques, je suis sur les quais et constate que ce n'est pas le métro parisien en terme de fréquence de passage des rames. La ligne 4 est étonnante puisque c'est un tram et donc sans barrière, qui correspond directement avec la ligne 1 qui est métro classique. Gruge ou pas gruge ?
40 minutes d'attente et la traversée de quelques quartiers tiers-mondiques plus tard, me voici à la l'arrêt "Universitat Polytecnica". Et ben dites-donc, c'est impressionnante l'UPV ! Immense campus, plutôt façon américaine que Insalienne. C'est très dépaysant. Le plan de la fac en main, je trouve l'ETSIT où j'ai l'agréable surprise de voir qu'un bureau d'accueil des étudiants étrangers, tenu par des étudiants espagnols, a été mis en place. Dur dur l'espagnol, mais je refuse leur proposition de parler en anglais. Après tout, je suis ici pour parler espagnol, autant commencer tout de suite ! Evidemment, j'avais sciemment laissé les papiers à l'hôtel, donc il faudra revenir pour s'inscrire... Je prend quand même note des papiers nécessaires pour être sûr de tout avoir. Il ne me manque que les fotos d'identité, que je n'avais pas eu le temps de chercher avant de partir (à l'arrache que j'avais dit à l'épisode précédent !) et je demande où je peux trouver un photomaton. Et là, ce qui devait arriver arriva : "recto recto recto" ! Pour l'anecdote, quand j'étais allé avec ma petite famille en Espagne en 2006, une amie d'origine qui était venue avec nous nous avait prévenu que quand tu demandes ton chemin à un espagnol, il te dira toujours "todo recto", ce qui signifie "tout droit". Cette théorie n'avait pas été démentie en 2006, elle ne l'a pas non plus été en 2009 !
Après quelques kilomètres, je reviens à l'ETSIT avec mes photos (au passage d'une qualité ignoble !) pour leur demander un truc important auquel je n'avais bizarrement pas pensé tout à l'heure : où pourrais-je dormir demain soir ? Car oui, si ce soir je dors encore à l'hôtel Ibis, demain midi je suis à la rue ! Après discussions, je me décide à aller un truc qui s'appelle le Colegio Mayor Galileo Galilei, qui a tout l'air d'être une résidence étudiante pour riches : 45€ la nuit ! Un petit coup de fil à Papa et Maman pour savoir s'ils sont d'accord de payer et je retourne réserver. Quoi ? Un papier qui dit que je vais être étudiant à l'UPV pour avoir 10% de réduc ? Merde ! Je l'ai laissé à l'Exchange Student Desk ! En y arrivant, un espagnol me tombe dessus : "tu cherches un appart ?" Euh oui. On est parti pour visiter même si déjà un problème apparait : le deuxième colocataire est français. D'ailleurs, il arrive à peine de l'aéroport et vient visiter (ou plutôt vérifier ce qu'il a vu sur le net) en même temps que moi. Je prend note de leurs numéros de téléphone, comme je n'ai rien visité d'autre, je ne préfère pas signer tout de suite. On sympathise néanmoins tous les trois, on discute, on va chercher à manger à la boutique du coin, on discute encore des quartiers et lieux intéressants, des types de bars, etc...
Je les laisse vers 16h, il est temps pour moi d'aller réserver une chambre pour demain et aussi les jours suivants, histoire de me laisser le temps de chercher un appart. 25 minutes quand même entre l'appart et l'ETSIT, plus des problèmes d'orientation, ça a été un peu long et fastidieux. Finalement, j'ai mon papier de réservation pour le Galileo Machin, à partir de demain soir et jusqu'à lundi soir. Les cours commençant lundi, ça serait bien de trouver un appartement avant la fin de la semaine...
Retour dans le métro, ligne 4, pour aller au Media Markt acheter un téléphone portable, qui me sera indispensable pour appeler les gens qui louent des chambres et des appartements. Si la fille de Vodaphone m'expédie en deux minutes, me permettant ainsi de ne rien comprendre, la fille d'Orange prend son temps et m'explique bien comme il faut, moi pauvre petit français qui ne comprend rien. Une heure plus tard, j'ai mon téléphone, ma carte sim, ma facture, je sais qu'elle s'appelle Laura et que mon apellido c'est Gradot et non Pierre, je pense avoir tout compris des facturations chelous d'Orange Espagne.
Totalement crevé, je me jette sur mon lit d'hôtel ! Rargh ! Plus fatiguante que prévue cette journée ! Et elle n'est pas finie ! Je me branche sur www.idealista.com pour chercher des apparts, je vais faire quelques courses au Consum du coin (qui ferme à 21h30 soit dit en passant), je prend une douche bien méritée, encore quelques recherches d'apparts, glande sur le net. Et pis au dodo ! Il faut reprendre des forces, la mission de demain est double : déménager de l'hôtel Ibis et commencer les visites d'appartements !
15:52 Publié dans La vida en Valencia | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : premier, jour, valencia
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